Recrutement en santé : le casse-tête des établissements

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Recrutement en santé : le casse-tête des établissements

Attirer ou garder les meilleurs praticiens est devenu un enjeu majeur pour les établissements publics mais aussi privés. Un défi pas simple à relever pour les hôpitaux dans un contexte de pénurie médicale, comme l’a montré un débat au forum européen des managers de santé.

Pour recruter la perle rare, bon nombre de directeurs d’établissement font désormais appel à des chasseurs de têtes. Car déjà les hôpitaux sont confrontés à une carence de gynécologues, radiologues, anesthésistes, cardiologues ou psychiatres, pour des raisons d’assurance, de risque juridique ou de contraintes horaires. Parfois les candidats jouent la surenchère et les établissements moins performants ou moins compétitifs redoutent une spirale infernale : baisse de qualité, manque de praticiens, fermeture de lits, restructurations...
Médecins managers

Le forum européen des managers de santé a réuni des experts qui ont fait le point sur les « stratégies de recrutement » utilisées pour attirer les médecins notamment dans les régions les plus reculées. Cooptation, recours aux cabinets de recrutement, approche et négociation directe, proposition de remplacement, perspectives de carrière : les responsables de ressources humaines redoublent d’ingéniosité pour motiver les soignants mais aussi les cadres de direction.

« Aujourd’hui, on attend des médecins qu’ils soient aussi des managers, des gestionnaires et c’est précisément ce qui pose problème, car leur priorité reste d’exercer sur le plan clinique. Ils n’aiment pas se voir surveiller et vivent parfois mal le fait d’être évalués », explique Sébastien Bourne, directeur associé du cabinet de recrutement Alexander B. Smith. Ce spécialiste observe pourtant de réels changements. « Il devient plus simple d’organiser des transferts d’une structure à une autre et ce décloisonnement est dynamisé par des offres de plus en plus attractives. »

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